Ecole de la Bretagne

La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

24 résultats trouvés pour Cendrielle

AuteurMessage
Sujet: Apprentissage de la culture
Cendrielle

Réponses: 1
Vues: 502

Rechercher dans: Boîte à idées   Sujet: Apprentissage de la culture    Dim 24 Mai - 17:55
Il manque une section où mettre ce qui est en rapport avec la culture bretonne : plats traditionnels, contes, boissons, etc.
Sujet: Climat et relief
Cendrielle

Réponses: 1
Vues: 357

Rechercher dans: Géographie   Sujet: Climat et relief    Dim 24 Mai - 17:53
Climat
Le climat de la Bretagne est de type océanique . Les vents fréquents sont surtout orientés ouest/ sud-ouest, ils adoucissent les variations diurnes et saisonnières des températures. les jours de gel en hiver sont rares. Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas tant la quantité de pluie qui est importante en Bretagne, mais plutôt la rapidité avec laquelle le temps change : des épisodes pluvieux laissent place en quelques heures au ciel clair.

Le littoral et le paysage breton
Le relief du littoral breton est abrupt sur la Manche et moins élevé côté Atlantique, mais partout les pointes rocheuses alternent avec des plages de tailles variées. La falaise la plus haute se trouve à Plouha (Côtes d'Armor) et culmine à 100 m. Le sud du Morbihan présente un golfe ramifié et quasiment fermé avec de nombreuses petites îles et des petites plages de sable fin. De nombreuses îles sont présentes au large de la Bretagne, la plus grande étant Belle-Île-en-Mer. On trouve quatre types de paysage principaux en Bretagne : le bocage, les landes, les forêts et les marais. Il exite aussi des "montagnes' bretonnes, les fameux Monts d'Arrée, elles sont appelées menez (ou roc pour certains sommets), le point culminant de la Bretagne se trouve à 384 m.
Sujet: Les pays géographiques
Cendrielle

Réponses: 3
Vues: 241

Rechercher dans: Géographie   Sujet: Les pays géographiques    Dim 24 Mai - 17:49
Sujet: Les pays géographiques
Cendrielle

Réponses: 3
Vues: 241

Rechercher dans: Géographie   Sujet: Les pays géographiques    Dim 24 Mai - 17:48
Sujet: Les pays géographiques
Cendrielle

Réponses: 3
Vues: 241

Rechercher dans: Géographie   Sujet: Les pays géographiques    Dim 24 Mai - 17:46
Sujet: Les Pays Ethnologiques : Partie 2
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 265

Rechercher dans: Géographie   Sujet: Les Pays Ethnologiques : Partie 2    Dim 24 Mai - 17:42
Les pays Fisel, Plinn et Fanch sont des pays à dénomination musicale pour les deux premiers, respectivement situés autour de Rostrenen, Bourbriac, Saint-Nicolas-du-Pélem.
- Le pays Fisel. Ses habitants passaient jadis pour fiers et maniérés. Une dame de Duault ne me disait-elle pas qu'il y a soixante ans, à Locarn, on vouvoyait son interlocuteur alors qu'à Duault on le tutoyait.
- Le pays Plinn paraît correspondre à une quinzaine de communes, six du canton de Bourbriac, deux du canton de Callac, cinq du canton de Saint-Nicolas, une du canton de Rostrenen-Trémargat. Les six dernières constituent les Krechaou ou plateau de terres pauvres, désertifiées.
- Le pays Fanch couvrait une dizaine de communes des cantons de Saint-Nicolas du Pélem (les diezaou), terroir plus riche que les Krec'haou et les cantons de Gouarec et Mur. On y danse la dans tro Plinn. Ces distinctions, selon Kendalc'h, sont d'ailleurs récentes. Le terme Plinn signifie en l'occurence sobre, continu, régulier, alors qu'originellement le mot veut dire plat.
Primitivement la ronde plinn était accompagnée par le chant ou Kan ha diskan. Depuis trente à quarante ans le biniou, la bombarde, la clarinette l'accompagnent.
Alors qu'ils se ressemblent et se valent sur le plan des patrimoines géologique, géographique, historique, architectural et artistique ces trois pays se distinguent donc par leurs danses.
Pour en revenir aux caractéristiques des danses elles sont peut-être en rapport avec la psychologie prêtée aux autochtones :
- Les danses du pays Fisel, ce pays qui passe pour fier, réclament une extrême agilité des hommes.
- Les danses du pays Plinn sont plus coulées ; les pieds demeurent proches du sol ; le mouvement est égal, régulier et continu. La danse dro plinn, selon certaines publications spécialisées, s'étend au pays Fanch plus haut défini autour de Saint-Nicolas et même jusqu'à Plélauff et Corlay.

Le pays Pourleth se limite au canton de Guéméné sur Scorff en Morbihan. On affirme que les natifs de ce pays vannetais étaient tenus par leur éducation à une obligation de réserve, à un langage exempt de vulgarité, à un sens marqué de l'économie, mais qu'ils furent contaminés par leurs voisins haut-cornouaillais de Gourin et Le Faouët. Il leur arriva alors de se montrer débraillés voire triviaux, allant jusqu'à aimer la fête. Selon le clergé le pays Pourlet est gai ; les femmes y sont folles de danses. Le terme pourlet désignerait un bourrelet formé par un capuchon des femmes. Ce terroir est encore appelé Pays des Mille boutons.

Le pays des Moutons blancs est la région de Pontivy (Pondi) en Morbihan. Ce costume gwénédour, en particulier la veste, jouissait d'une telle renommée qu'il a été choisi par le sculpteur Chamaillard de Rostrenen pour vêtir le jeune paysan qui soutient le lutrin de l'église de Bulat-Pestivien (22).

Le pays Bro Toul Speg ou pays du trou du pivert est le canton de Grandchamp en Morbihan. Ce trou du pivert est l'espace ovalaire ou rond qui s'ouvrait entre le gilet et le pantalon des hommes de ce terroir.

Le pays Boïo, en Morbihan, est celui qui entoure Baud et Locminé. Les ivrognes y auraient été légion. Il faut savoir, à en croire Buffet, que les Morbihannais se désignaient autrefois par des sobriquets pas toujours charitables. Sept communes au moins, pourtant éloignées les unes des autres : Berric, Bignan, Carnac, Melrand, Nostang, Ploemeur, Séglien jouissaient de la réputation de n'abriter que les Fouérion, des vaniteux. Les natifs d'autres cantons étaient qualifiés de têtes de choux, de patates, oignons, carottes, sardines, merlus ; de têtes de fonte broyée. Ce langage ressemble à celui du capitaine Haddock dans les aventures de Tintin. Quant aux femmes de Perret (22), ethnologiquement rattachées à Pontivy, elles étaient tout simplement qualifiées de gisti. Ce n'est pas moi qui le dis : le terme signifie - excusez-moi - des garces...

Le pays Mitau compte quatre communes du Morbihan oriental : La Roche-Bernard, Nivillac, Saint-Dolay, Théhillac. Mitau vient d'une contraction de « milieu de eaux », la contrée se trouvant sur l'estuaire de la Vilaine dont la rive droite est sèche, la rive gauche marécageuse. Le pays Mitau se loge donc entre la Vilaine et la Brière. Ethnologiquement, ce pays morbihannais se rattache à la Loire-Atlantique.

Le pays des Sorciers s'étend en Morbihan, de Concoret et Loyat, jusqu'à Limerzel.
En Loire-Atlantique on en trouve un autre à Arthon.
Il apparaît que nombre de cercles folkloriques et d'auteurs passionnés de danses, musique et surtout costumes locaux ont ajouté à cette kyrielle de terroirs ethnologiques des pays dont l'appellation n'est pas aussi bien entrée dans le langage usuel que celle du pays Plinn. Personne hélas n'a parlé, sauf erreur de ma part, d'un terroir aujourd'hui disparu : le Pays des Peaux de biques.
Sujet: Les Pays Ethnologiques : Partie 1
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 593

Rechercher dans: Géographie   Sujet: Les Pays Ethnologiques : Partie 1    Dim 24 Mai - 17:42
Certains pays bretons portent un nom, probablement attribué par des voisins jaloux, qui fait état d'une caractéristique, voire d'un travers constaté dans leur aspect extérieur ou leurs mœurs. Toujours selon le même itinéraire nous rencontrerons ainsi :

Le pays Noir. C'est la région de Lannilis et Lesneven, Finistère, située à l'ouest du second pays que nous présenterons, donc en Léon. Si ce pays a été dit « noir » ce n'est pas en raison de la vêture des autochtones, mais de leur caractère hyperléonard, donc pas très gai. On raconte qu'en Léon la danse fut interdite dès le Vème siècle par saint Goulven. Les mérites de ce saint sont exposés sur des peintures de l'église de Goulven.

Le pays Pagan. C'est la région de Plouguerneau-Kerlouan en Finistère. Il tire son nom du fait qu'ici résidaient jadis des païens ou paganis dont l'activité préférée était de provoquer des naufrages sur leur côte hérissée de rochers. La nuit, ils faisaient déambuler sur le rivage des vaches aux cornes garnies de torches allumées. Du large, dans la tempête, les navires en perdition croyaient à la proximité d’un havre salvateur, vers lequel ils mettaient le cap à grand-peine pour bientôt se fracasser sur les rochers. Les paganis n'avaient plus qu'à récupérer les ballots, les caisses et autres fortunes de mer jetées à la côte.

Le pays Rouzig, capitale Châteaulin (Finistère). Il tire son nom de la couleur rousse du droguet brun des hommes. C'est un tissu de laine et de lin.

Le pays Glazig, qui comprend 24 communes disséminées en un triangle dont le centre est Quimper, signifie «petit bleu», attestant que les hommes de ce terroir portaient au XIXème siècle un costume de drap bleu. Le pays Glazig s'étendait jusqu'aux Montagnes Noires et les rivières Jet et Odet.

Le pays Fouën entoure Loctudy.

Le pays Bigouden, au sud de la Cornouaille, a pour origine la coiffe primitive des femmes du pays : un carré de toile blanche qui se relevait en un tortillon appelé bigouden, mot breton dérivé de bigou ou «pointe». Ce mot a perdu un n. Une légende tenace explique que c'est a la suite de la décapitation de plusieurs de leurs clochers sous Louis XIV que les futures bigoudènes décidèrent de les hisser sur leur tête. La coiffe bigoudène, encore portée par quelques vieilles femmes, mesure 33 cm, il s'avère parfois difficile de la faire entrer dans une voiture. Cependant on dit que plus la coiffe s'allonge, plus la jupe raccourcit; ainsi la bigoudène conserve la même hauteur. René-Yves Creston, dans ses recherches sur les coiffes et costumes, avait distingué 66 terroirs auxquels il donnait avant tout le nom de la localité principale. C'est ainsi qu'il parlait du pays de Pont-l'Abbé et non du pays Bigouden.

Le pays Melanik se situa autour de Rosporden.

L'Aven Duig se situa autour de Quimperlé.

Le pays Bidart est la région de Pleyben, Le Cloître-Pleyben, Lennon, en Finistère. L'origine du nom demeure mystérieuse. Les Bidarts sont plus austères, plus solennels que les Dardoups dont ils se distinguent aussi par les coiffes, les tabliers, les danses.

Le pays Dardoup. A l'est du précédent, avec pour frontière la rivière Goanez, le pays Dardoup couvre le nord du canton de Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou, Collorec. Certains commentateurs l’étendent même jusqu'aux portes de Gourin et Carhaix. Le nom viendrait d'un bonnet de filet sans brides que portaient les dames du terroir. Saint-Thois et Gouézec formeraient encore un pays à part.

Le pays des Américains désigne, toujours dans la même contrée, le canton de Gourin (56), la commune de Roudouallec (29) et quelques voisines (d’où sont partis à partir de 1880 à destination des États-Unis et du Canada des milliers d'autochtones. Un bon nombre revient fortune faite ou non, vivre la retraite au pays natal. L'histoire de ces émigrants a été étudiée par Grégoire Le Clech, instituteur à Leuhan.)
Sujet: Les pays géographiques
Cendrielle

Réponses: 3
Vues: 241

Rechercher dans: Géographie   Sujet: Les pays géographiques    Dim 24 Mai - 17:40
Dans la toponymie bretonne - en français ou en breton - les entités purement géographiques apparaissent nombreuses. Citons d'est en ouest, puis du nord au sud, enfin d'ouest en est :

Le Pays du Désert a pour centre Louvigné-du-Désert.

Le Pays Coglais. Ce terroir granitique, sis au nord de l'Ille-et-Vilaine, est constitué d'une dizaine de communes autour de Saint-Brice-en-Cogles. (Avant 1914, l'écrivain local Armand Dagnet distinguait le parler du Coglais de celui d'autres terroirs de parler gallo. Le Coglais actuel, comme d'autres terroirs de basse Bretagne, produit des pièces en parler local.)

Pays Daoudour. Compris entre les deux rivières Arguenon et Rance, le premier correspond au Poudouvre. Le second s'étendait jadis entre Saint-Pol-de-Léon et Lesneven (Finistère actuel) : Penzé et Aber Wrach.

Le Pays des Abers. Sur la côte nord et nord-ouest du Finistère de brefs cours d'eau se jettent à la mer en un estuaire majestueux ou la mer remonte. Ce sont successivement l'Aber Wrach, l'Aber Benoît, l'Aber Ildut.

Le Pays d'Iroise. Primitivement, le nom Iroise désignait le bras de mer qui sépare les îles d'Ouessant au nord et de Sein au sud. Le mot est si euphonique que les habitants de la côte nord-ouest du Finistère (Le Conquet, Lanildut) se le sont approprié. Ce bras de mer est hérissé d'îlots rocheux, entre lesquels se ruent de furieux courants. Saint-Renan fut le siège de l’archidiaconé du pays d’Ach.

Le cap Sizun. Il correspond à la partie occidentale de la presqu’île d’Audierne qui se termine par la pointe du Raz. Sur la côte ouest de cette presqu'île, les falaises déchiquetées du cap Sizun, hautes de 70 m, sont une importante réserve d'oiseaux de mer. Deux communes, Beuzec et Cléden, ont ajouté cap Sizun à leur nom. Il est séparé du cap Caval par la statue de bigoudène de Pors-Poullan.

Le cap Caval. C'est le pays de Penmarc'h en Finistère sud. Il est ainsi nommé par analogie avec le nom de la ville de Penmarc'h ou « tête de cheval ». Cette terre, dit-on sacrée, est riche en mégalithes. Une ancienne paroisse, au nord-ouest de Plomeur, s'y nommait Beuzec-cap-Caval ; en subsiste une ancienne église raccourcie au cours des siècles. Avec l'apport du canton de Plogastel-Saint-Germain, le cap Caval s'identifie au pays bigouden.

Le Pays des Monts d'Arrée. Célèbres par leurs points culminants : Roc Trédudon, Roc Trévézel, Signal de Toussaines, hauts d'environ 384 m, les monts d'Arrée avec leurs rochers escarpés, leurs landes, leurs tourbières du Yeun Elez où s'ouvre le Youdic, porte de l'enfer breton, sont un terroir de légendes souvent sinistres. Les monts d'Arrée émettent en Côtes-d'Armor des prolongements moins arides, moins angoissants, mais tout aussi splendides, tels le Menez Bré (302m), Menez Beffou (320m), Menez Kerespers (321 m).

Le Pays des Montagnes noires, comme les monts d'Arrée, débute à l'ouest du Finistère par son point culminant : le Menez Hom, qui de ses 330 m toise l'estuaire de l'Aulne, la rade de Brest et la baie de Douarnenez. La chaîne s'incline ensuite vers les splendides crêtes rocheuses de Gouézec, Laz, Toullaëron, puis se redresse quelque peu vers le sud des Côtes-d'Armor avec la montagne de Tréogan et le Menez Du de Glomel. C'était autrefois, c'est encore un terroir peu peuplé et pauvre. L'ensemble Arrée-Montagnes noires forme le Kreiz Breiz.

Le Pays du Mené. Au nord de Loudéac en Côtes-d'Armor, les croupes du Mené qui culmine à Bel Air (339 m) désignent un pays de landes et forêts (où luttèrent de 1795 à 1802 les Chouans, en 1943-1944 les Résistants). Les centres de ce terroir sont Moncontour, Collinée, Plémet, Merdrignac. Deux communes attestent de leur situation géographique : Saint-Gilles-du-Mené et Saint-Jacut-du-Mené.

Le Pays de Lanvaux. Non loin du bourg de Bieuzy-Lanvaux en Morbihan, le nom de Lanvaux désigne une abbaye du XIIème siècle et une forêt domaniale entourant, au sud-est de Trédion, le village de Kerlanvaux. Ce nom a été étendu, sous l’appellation de Landes ou de pays de Lanvaux, à la contrée qui s’étend de Camors à Malansac, large de dix kilomètres, longue de cinquante. (Le plus curieux est que cette région de landes a attiré de nouveaux cultivateurs dans les décennies qui ont suivi la dernière guerre. )

Belle-Isle-en-Mer. La célèbre ancienne Vindilis nous semble la seule île bretonne pouvant être considérée comme un pays, pour diverses raisons tenant à la géologie, à la géographie avec des falaises et des criques similaires sur tout son pourtour, à l'histoire avec par exemple en 1765 le peuplement par 78 familles d'Acadiens, anciens émigrants français en Amérique, originaires avant tout du Poitou. Le pays de Belle-lsle est aussi connu pour l'attirance qu'il a souvent exercé sur les peintres (Russel, Claude Monet), les comédiens (Sarah Bernardht), les gouvernants (Nicolas Fouquet) (et de récents politiciens français que, selon un professionnel du tourisme, les autochtones nomment les SDF (sans difficultés financières).)

Le Pays de Rhuys, presqu'île qui clôt au sud le golfe du Morbihan, a été illustré par les ducs de Bretagne (château de Suscinio) et plusieurs auteurs (Saint-Gildas, Alain Lesage, Marie Le Franc).

Le Pays de Brière, en Loire-Atlantique, fut lancé par l'écrivain Alphonse de Chateaubriant. C'est une vaste étendue de marais au bord desquels se sont installés les habitants de 21 communes. Il y reste nombre de chaumières, mais on n'y exploite plus la tourbe.

Le Pays bleu (schisteux) se situe entre Conquereuil et Guémené-Penfao (44).
Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Malo
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 268

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Malo    Dim 24 Mai - 17:34
Saint MALO

Saint Malo (VIème siècle) ou Mac Low, Maclou, Machlovus, Machutus, ou Malon. Originaire, semble-t-il, de Grande-Bretagne. Son père se nommait Guent et sa mère Darval. On le signale à Saintes au VIIème siècle.
Né en l'an 501, Malo aurait été élevé par saint Brendan (ou Brandan) dans le monastère de Lancarvan ou Llancahvan (Pays de Galles). Malo aurait vogué sept ans en compagnie de Brendan, avant de continuer seul. Malo décide de s’exiler avec un groupe de disciples vers la Bretagne armoricaine. Il aurait séjourné avec ses disciples aux côtés de saint Aaron sur l’îlot qui portait le nom de celui-ci (aujourd’hui Saint-Malo intra-muros), jusqu’à son accession vers l'an 541 à la tête de l’évêché d’Alet ou Aleth (aujourd’hui Saint-Servan). Il serait mort vers l'an 612 (ou 630), à l'âge de 110 ans (ou 133 ans, d'après la tradition).
Il fit tant de miracles, d'après la légende, que les Aletiens le choisirent pour évêque. Il aurait repris la mer pour finir sa vie dans un monastère des environs de Saintes, à Saint-Macout.
Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Samson
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 245

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Samson    Dim 24 Mai - 17:33
Saint SAMSON

Saint Samson (vers l'an 500). Sampsonis en latin. Originaire de Dyfed (Pays de Galles). Ses parents se nommaient Ammonius et Anne. On le signale à Dol, en 565.
Samson aurait reçu, comme Paul Aurélien, sa formation dans le monastère de saint Iltud (Llantwitt). Il est consacré évêque du Pays de Galles par Dubric et décide de s’exiler en Armorique où il débarque à l’embouchure du Guioul avant de fonder le monastère de Dol. On retrouve Samson lors des tractations entre le roi franc Childebert Ier (511-588) et le chef breton Judual (Judikaël), qui grâce à son intervention, est rétabli dans ses droits sur la Domnonée. Il fonde aussi le monastère de Pental (Saint-Samson-de-la-Roque). Il meurt à Dol vers 565.
Son arrivée se signala par un miracle : la guérison de deux femmes, l'une lèpreuse et l'autre possédée du démon. D'après la lègende, le mari de la lèpreuse fit don à saint Samson d'un terrain sur lequel s'élèvera le monastère de Dol.
Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Corentin
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 171

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Corentin    Dim 24 Mai - 17:32
Saint CORENTIN


Saint Corentin (Vème siècle), appelé aussi Kaouritin ou Kaour. Corentinus en latin.
Né vers l'an 375, il est considéré comme le premier évêque de Quimper. Il est d’origine armoricaine et vivait près de Plomodiern (dans un lieu arrosé par une fontaine dans laquelle habitait un étrange poisson), quand le roi Gradlon ou Grallon (successeur de Conan Meriadek) fait sa rencontre au cours d’une partie de chasse. Le roi lui aurait fait don de toutes ses possessions sur ce territoire. Par la suite, Martin, archevêque de Tours, aurait choisi Corentin comme évêque de Cornouaille. Gradlon fait don à celui-ci de son palais de Quimper (Kemper-Odetz) pour qu’il bâtisse sa cathédrale à cet emplacement. Il serait mort à Quimper vers 460.
Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Patern
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 177

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Patern    Dim 24 Mai - 17:31
Saint PATERN

Saint Patern (vers 440) ou Padarn, Padern, Pern ou Pair. Paternus en latin. Originaire d’Armorique. Son père se nommait Petranus et sa mère Guenn. On le signale à Vannes, après 497.
D’origine gallo-romaine, il est le premier évêque de Vannes. Il aurait été formé dans le monastère de Rhuys (sous l'abbé Generosus), avant que saint Gildas en devienne abbé. Son père serait d'abord allé en Irlande, Patern l'aurait rejoint avant de passer en Grande-Bretagne, d'y ouvrir deux monastères et de revenir à Vannes. Il participe au concile de Vannes en 465, où il fut nommé évêque. Il participa au traité de 497 avec Clovis. Au IXème siècle, ses reliques sont transportées dans le Berry puis à Issoudun.
Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Paul Aurélien
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 187

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Paul Aurélien    Dim 24 Mai - 17:30
Saint PAUL AURELIEN

Saint-Paul Aurélien (Vème siècle) ou Saint Pol de Léon ou Paol. Paulus en latin. Originaire de Glamorgan (Pays de Galles). Fondateur de l’évêché de Léon.
Né en l'an 492 (ou en 480), Paul Aurélien aurait appartenu à la famille britto-romaine des « Aurelianus » (V-VIème siècle). Il est présenté comme un disciple de saint Iltud. Selon, Wrmonoc ou Gourmenoc (moine qui a écrit la première version de la vie de saint Pol Aurélien), il débarque sur l'île d'Ouessant (à Porz Paul) vers l'an 517. A la demande de son cousin, le comte Withur, il débarrasse l’île de Batz d’un dragon. Withur lui fait alors don de son palais et des revenus qu'il percevait sur l'île de Batz. Le roi franc Childebert Ier (511-588) le fait ordonner évêque et le place à la tête de l’évêché de Léon à Castel-Paol (Saint-Pol-de-Léon). Suite à son retrait, vers l'an 553, sur l’île de Batz, trois évêques lui succèdent de son vivant : Jaoua, Ternvael (ou Tiernomallus) et Keveren (ou Cetomerinus). Il meurt semble-t-il vers 580 (ou 594). Lors des invasions nordiques, ses reliques ont été transférées à Fleury-sur-Loire en 954 (monastère de S. Florent), (où elles ont été détruites par les Huguenots au XVIème siècle (vers l'an 1567). Seul un ossement de son bras est conservé à Saint-Pol-de-Léon.)
Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Tugdual
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 167

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Les Saints Fondateurs : Saint Tugdual    Dim 24 Mai - 17:30
Saint TUGDUAL



Saint Tugdual (vers l'an 500) ou Tual, Tudi ou Pabu. Originaire de Grande-Bretagne (Devon). Tugdualus en latin. Fondateur de l’évêché de Tréguier.

Tugdual aurait émigré de Grande-Bretagne en Armorique accompagné de sa mère (sainte Pompaea) et de 72 disciples (dont saint Ruelin, saint Guevroc, saint Goneri, saint Loëvan, saint Briac,...) sous le règne de son cousin Deroch ou Deroc. Il aurait débarqué à Porz-Pabu (en Ploumoguer) où il aurait fondé un monastère appelé Lanpabu (Trébabu). Après avoir établi un monastère à Land-Treguer (Tréguier) vers 535, il se serait rendu en compagnie de saint Aubin auprès du roi franc Childebert Ier (511-558) qui l’aurait consacré évêque. Il serait mort vers 553.

Tugdual accomplit tant de miracles qu'à sa mort on dira de lui : "s'il n'est pas Dieu le Père, c'est qu'il ne l'a pas voulu".
Sujet: Les Saints fondateurs : Saint Brieuc
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 196

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Les Saints fondateurs : Saint Brieuc    Dim 24 Mai - 17:29
Saint BRIEUC

Saint-Brieuc (VIème siècle) ou Brioc ou Brieg. Briocus en latin. Originaire de Cardigan (Pays de Galles). Son père se nommait Cerpus et sa mère Eldruda, tous les deux étaient païens. Fondateur de l’évêché de Saint-Brieuc.
L’éducation de Brieuc est confiée à saint Germain de Paris. Il est sacré prêtre en l'an 549 en l'Eglise de Notre-Dame de Paris. Après avoir contribué à l’évangélisation de la Grande-Bretagne (vers l'an 550) et fondé le monastère de Landa Magna (Llandyfriog ou Lann Broic dans le comté du Cardigan), il débarque en Bretagne continentale avec 84 de ses disciples (vers l'an 565). Son cousin Riwall ou Rigual (V-VIème siècle), roi de Domnonée, lui fait don du « Champ du Rouvre », près de l’embouchure du Gouet. Brieuc y établit sa résidence, et un siège épiscopal (qui n’est attesté que vers le Xème siècle) avant de se retirer à Lis Heylon (Hillion, semble-t-il). Il serait mort en l'an 614, à l'âge de 90 ans.
L'aspect légendaire de sa vie le rendit célèbre pour ses dons de guérison. Il est surtout célèbre pour avoir amené des loups à s'agenouiller humblement devant lui.
Sujet: L'Origine de la Bretagne
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 171

Rechercher dans: Histoire   Sujet: L''Origine de la Bretagne    Dim 24 Mai - 17:26
Les Origines
Avant l'histoire.- Il y a des milliers d'années que les premiers habitants sont apparus dans notre pays. Ils venaient de l'Est, groupés en tribus nombreuses. Ils devaient être grands et forts : les squelettes que l'on a trouvés de cette époque mesurent plus de 1 m. 80. Ce sont eux qui ont élevé les monuments mégalithiques : dolmens ou tables de pierre, menhirs ou pierres longues, dressées comme des colonnes, cromlechs (cercle de menhirs), alignements (rangées de menhirs). C'est en Bretagne que ces monuments sont le plus nombreux, surtout dans le Morbihan. On ne connaît pas au juste leur destination. On croit cependant que les dolmens étaient, non pas des autels pour les sacrifices humains, mais des pierres tombales. Les monuments les plus célèbres sont ceux de Carnac et de Locmariaquer (Morbihan). Les alignements de Carnac comprennent encore près de 3.000 pierres. On voit à Locmariaquer un beau dolmen appelé la Table des Marchands et un grand menhir, malheureusement brisé, qui mesurait 23 mètres et pesait 300.000 kg. Les hommes de cette époque n'avaient que des armes et des outils de pierre. On les appelle les hommes de la pierre polie.
Les Gaulois. - Les hommes de l'âge de pierre furent vaincus et remplacés, il y a plus de deux mille ans, par d'autres hommes qui avaient des armes et des outils en fer. C'étaient les Celtes ou Gaulois. Ils appelèrent la presqu'île « Armorique » ou pays au bord de la mer et l'organisèrent en cités, correspondant un peu à nos départements actuels. La plus puissante fut celle des Vénètes, au pays de Vannes.
Les Romains. - Cinquante ans avant Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, la Gaule entière fut soumise par les Romains, commandés par un général remarquable, Jules César. Les Gaulois d'Armorique, les Vénètes surtout, leur résistèrent avec un grand courage. Mais les Vénètes furent vaincus dans une grande bataille navale et les Romains occupèrent le pays pendant cinq cents ans. Ils bâtirent des villes et les relièrent par des routes admirables, les « voies romaines ». Peu à peu, les Gaulois adoptèrent la langue et la civilisation des Romains : ils devinrent les Gallo-Romains.
A partir du IIIème siècle, le christianisme se répandit peu à peu en Armorique et fut persécuté par les Romains. Les martyrs les plus connus de cette époque sont les « Enfants Nantais » : saints Donatien et Rogatien. Lorsque l'Empire fut envahi par les Barbares, les Romains retirèrent leurs soldats et l'Armorique se trouva sans défenseurs contre les pirates du Nord et de la Germanie. Elle fut pillée, incendiée et dépeuplée.
Arrivée des Bretons. - Il y avait alors en Angleterre ou en Grande-Bretagne des hommes de la même race que les Gaulois, mais qui étaient déjà chrétiens et qui avaient conservé leur langue et leurs usages. C'étaient les Bretons. Ils furent attaqués par des Barbares venus de la Germanie, les Saxons et les Angles, qui les refoulèrent à l'Ouest, dans les montagnes du pays de Galles et dans la Cornouaille britannique. Pour rester libres, un grand nombre de Bretons quittèrent la Grande-Bretagne et vinrent s'établir en Armorique, qu'ils savaient toute proche et presque déserte. Ces émigrations, commencées à la fin du Vème siècle, durèrent deux cents ans et se firent par petits groupes, sous la conduite des moines et des chefs de clans. Les moines furent amenés à créer des paroisses, qui ont souvent gardé dans leur nom celui du saint qui les a fondées. C'est le cas des paroisses dont le nom commence par lan, plou ou tré. Le mot Lan indiquerait l'ermitage du saint, le mot Plou la paroisse fondée par lui, le mot Tré, le hameau qui s'est bâti, autour de l’ermitage. Les saints, en effet, ont été les véritables fondateurs, les Pères de la patrie bretonne. Retenons au moins les noms des Sept-Saints, C'est-à-dire des fondateurs des sept évêchés de langue bretonne, en l'honneur desquels nos pères faisaient, le pèlerinage du Tro-Breiz ou Tour de Bretagne ; Saint Samson (Dol), Saint Malo, Saint Brieuc, Saint Tudual (Tréguier), Saint Pol de Léon, Saint Corentin (Quimper), saint Patern (Vannes). On peut ajouter Saint Guénolé, premier abbé de Landévennec. Citons aussi un roi, Saint Judicaël, qui régna sur le Nord de la Bretagne. Une partie de l'Armorique, comprenant les pays de Nantes et de Rennes, resta gallo-romaine. Les Bretons eurent à lutter contre les Gallo-Romains et contre les Francs. Ils furent à peu prés soumis par Charlemagne et Louis le Débonnaire ; mais ils allaient profiter de la faiblesse de Charles le Chauve pour se rendre indépendants.
Sujet: Chronologie : 4ème partie, du Xième siècle au XVème siècle
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 245

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Chronologie : 4ème partie, du Xième siècle au XVème siècle    Dim 24 Mai - 17:06
aux XIème et XIIème siècles :

Maison de Rennes :

- De 992 à 1008 : Règne de Geoffroi Ier, fils de Conan Ier le Tort, comte de Rennes et duc de Bretagne. Geoffroi Ier inflige plusieurs défaites à Judicaël, comte de Nantes, qui reconnaîtra au final la suzeraineté de Geoffroi. Pour se libérer de la tutelle de Thibault de Chartres, Geoffroi se rapproche de Robert le Pieux, roi de France, et de Richard II, duc de Normandie, dont il épouse la soeur. Geoffroi meurt en 1008, au retour d'un pèlerinage à Rome.
- De 1008 à 1040 : Règne d'Alain III (né en 990), fils de Geoffroi Ier et Havoise. Il épouse Berthe, fille du comte Eudes II de Chartres. Alain III est en lutte avec son frère Eudon, qui avait reçu en apanage l'ancienne Domnonée, Dol, Aleth, le Penthièvre, le Goëlo et le pays de Tréguier. Restauration du monastère Saint-Gildas, en 1008. Alain Canhiart est comte de Cornouaille de 1029 à 1058. Alain III se rapproche de la Normandie et Robert le Diable, parti en Orient où il va mourir, lui confie la tutelle de son fils Guillaume, connu plus tard sous le nom de Guillaume le Conquérant. Alain III décède en 1040, victime, dit-on, d'un empoisonnement.
- De 1040 à 1066 : Règne de Conan II (né à Rennes en 1030), fils d'Alain III et de Berthe de Chartres. A noter que Conan II est d'abord confié à la garde de sa mère Belle de Chartres, puis est placé sous la garde d'Eudon de Penthièvre, son oncle, lorsque sa mère se remarie au comte du Mans. Conan II prend le pouvoir en 1055, à l'âge de quinze ans. Les Bretons participent à la conquête de l'Angleterre. Naissance de Robert d'Arbrissel (1045-1117), fondateur de l'ordre de l'abbaye de Fontevraud. Conan II, allié à Geoffroi Martel, comte d'Anjou, réussit à vaincre Riwallon et la coalition féodale (1064-1065). Il décède à Château-Gontier en 1066, et il est inhumé dans l'abbatiale Sainte-Croix à Quimperlé.

Maison de Cornouaille :

- De 1066 à 1084 : Règne de Hoël (comte de Cornouaille et beau-frère de Conan II), duc de Bretagne. Naissance au Pallet de Pierre Abélard (1070-1142), grand théologien, dont la passion pour Héloïse est légendaire. Pierre Abélard épouse en secret Héloïse, en 1118. Abélard est nommé abbé de l'abbaye de Saint-Gidas-de-Rhuys, en 1125. Pierre Abélard décède à Château-Gontier en 1142.
- De 1084 à 1112 : Règne d'Alain IV Fergent, dit le Roux, duc de Bretagne (né à Châteaulin en 1060 et décédé en 1115). Guillaume le Conquérant envahit la Bretagne, mais doit s'enfuir en 1086. Alain VI Fergent réunit les premiers états généraux de Bretagne, en 1087.
- De 1112 à 1148 : Règne de Conan III, dit le Gros, suite au retrait de son père Alain Fergent à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, en 1112. Ce dernier y décède en 1115. A noter qu'au traité de Gisors (en 1113), la Bretagne devient fief vassal de la Normandie. Concile de Nantes en 1129. Concile de Redon en 1135. Décès de Conan III en 1148 : il est inhumé dans l'abbaye Saint-Melaine de Rennes.
- De 1148 à 1156 : Règne de Berthe, fille de Conan III. Querelles de succession entre Eon de Porhoët, Hoël et Conan.
- De 1156 à 1166 : Règne de Conan IV, dit le Petit, duc de Bretagne.
- En 1158 : Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, envahit la Bretagne et la soumet. Prise de Fougères par Henri II en 1166 et abdication de Conan IV qui décède en 1170 (il est inhumé à Bégard).

Maison de Plantagenêt :

- De 1166 à 1182 : Domination anglaise avec Henri II Plantagenêt. Henri II fiance son fils Geoffroi à Constance, fille de Conan, et réclame la garde du duché de Bretagne jusqu'à la majorité de son fils. Henri II, marié à Eléonore d'Aquitaine, est le prince le plus puissant de l'Europe, roi d'Angleterre, duc de Normandie, comte d'Anjou, il possède en plus le Maine et la Touraine. Il règne sur les provinces du sud-ouest de la France que sa femme lui a apportées en dot (1152) et domine en Bretagne et sur le comté de Toulouse.
- De 1182 à 1186 : Geoffroi II (1158-1186), fils de Henri II, est duc de Bretagne. Il meurt à Paris, le 19 août 1186, à la suite de blessures reçues dans un tournoi. Son règne est marqué par une réforme administrative célèbre sous le nom de "Assise du comte Geoffroi" (1185) qui posait le principe de l'indivisibilité dans la succession des fiefs, confirmant ainsi le droit d'aînesse. A noter que Guéthenoc, vicomte de Rennes, est promu évêque de Vannes en 1182.
- De 1186 à 1203 : Arthur Ier (1187-1203), fils de Geoffroi II, est duc de Bretagne, sous la régence de sa mère Constance. Mais Henri II, puis son fils Richard Coeur de Lion, profitent de la situation pour faire peser sur la Bretagne un joug arbitraire. Richard qui s'est emparé de la duchesse, est mis en déroute par les Bretons à Carhaix, en 1197. La régence de Constance est assurée de 1186 à 1194, et Arthur Ier règne de 1194 à 1203. Lorsque Richard Coeur de Lion meurt (en 1199), le jeune Arthur Ier, âgé de quinze ans, poussé par Philippe Auguste, réclame ses droits à la couronne d'Angleterre contre Jean sans Terre.

au XIIIème siècle :

- En 1203 : Arthur Ier, qui est fait prisonnier au siège de Mirebeau alors qu'il combattait Jean sans Terre, son oncle, pour faire valoir ses droits à la couronne d'Angleterre, est assassiné dans une prison de Rouen, le 3 avril 1203. Philippe Auguste confisque alors la Bretagne pendant la minorité d'Alix, demi-soeur d'Arthur Ier et née du mariage de la duchesse Constance avec Guy Thouars (dont elle avait eu trois filles).
- De 1203 à 1213 : Alix de Thouars est duchesse de Bretagne. De par la volonté de Philippe Auguste, elle épouse Pierre de Dreux (futur Pierre Ier Mauclerc et arrière petit-fils de Louis VI dit Louis le Gros) en 1212. Elle décède en 1221 suite à une épidémie de peste.

Maison Capétienne :

Cette période est marquée par l'érection de couvents des deux grands ordres mendiants : Dominicains (en 1228 à Nantes, en 1237 à Morlaix, en 1254 à Quimperlé, en 1284 à Guingamp, en 1368 à Rennes) et Franciscains (en 1230 à Quimper, en 1230 à Rennes, en 1250 à Nantes, en 1260 à Vannes, etc).
- De 1213 à 1237 : Pierre Ier Mauclerc, époux d'Alix de Thouars, est duc de Bretagne. Le règne de Pierre Ier est agité car il va chercher à accroître le domaine ducal au détriment des féodaux, à imposer son autorité au gens de l'Eglise comme aux seigneurs, et à soustraire la Bretagne de l'influence française. Saint Louis envahit la Bretagne mais il est battu. Jean sans Terre fait le siège de Nantes en 1214. Pierre Ier se soumet au roi de France le 4 novembre 1234
- De 1237 à 1286 : Règne de Jean Ier le Roux (1217-1286), fils de Pierre Ier Mauclerc. Jean Ier est couronné duc de Bretagne le 18 novembre 1237 dans la cathédrale de Rennes. En 1240, Jean le Roux réunit à Ploërmel sa cour plénière "le Général du Parlement de Bretagne" et l'assemblée demande au duc l'expulsion de tous les Juifs (10 août 1240). En 1252, alors que Jean Ier est sous le coup d'une excommunication, il fonde une abbaye cistercienne de Prières au diocèse de Vannes. Jean Ier prend part à la dernière croisade conduite par saint Louis (en 1270).
- De 1253 à 1303 : Yves Hélouri (Saint-Yves) naît au manoir de Kermartin, près de Tréguier, le 17 octobre 1253. Jeune encore (1267), il part avec son maître Jean de Kerangos étudier à l'Université de Paris. Pasteur et prédicateur, il fait de nombreux miracles de son vivant. Il meurt le 19 mai 1303 à Louannec. Le procès de canonisation s'ouvre en 1330, sous le pontificat de Jean XXII, et se termine en 1347 (le 19 mai 1347), sous celui de Clément VI.
- De 1286 à 1305 : Décès de Jean Ier le Roux le 8 octobre 1286. Règne de Jean II (1239-1305), fils de Jean Ier le Roux, comte de Richemont et duc de Bretagne. Réunion des états par Jean II, en 1288. En 1294, la guerre éclate entre la France et l'Angleterre, et Jean II prend alors le parti du roi d'Angleterre (il commande l'armée anglaise en Guyenne), avant de prendre le parti du roi de France (Philippe le Bel). Pour attacher plus solidement Jean II à sa cause, Philippe le Bel reconnaît à la Bretagne le titre de duché-pairie (en 1297). Les Carmes s'implantent à Ploërmel, en 1300. Jean II trouve la mort le 18 novembre 1305 à Avignon, où il assistait au couronnement du pape Clément V, le 14 novembre 1305. Il est inhumé dans l'église des Carmes de Ploërmel.

au XIVème siècle :

- De 1305 à 1312 : Règne d'Arthur II (1261-1312), fils de Jean II, duc de Bretagne. Arthur II met fin à la querelle du tierçage et du past nuptial, en 1309. Il meurt le 27 août 1312, à Marzan. Il est inhumé dans le choeur des Cordeliers de Vannes.
- De 1312 à 1341 : Règne de Jean III (1285-1341) dit le Bon. Il se montre l'allié fidèle de Philippe le Bel. Il ménage en même temps l'Angleterre. En 1334, à la mort de son oncle, Jean de Bretagne, il hérite du comté de Richemont (fief anglais) pour lequel il prête hommage au roi Edouard III d'Angleterre. Naissance de Bertrand Du Guesclin (1320-1380) à la Motte-Broons en 1320. Naissance d'Olivier V de Clisson (1336-1407) à Clisson en 1336. Décès du duc Jean III, à Caen, le 30 avril 1341.
- De 1341 à 1364 : Guerre de Succession de Bretagne, car malgré ses trois mariages, Jean III ne laissait à la Bretagne aucun héritier direct. Deux prétendants s'affrontent : - Jean de Montfort (1295-1345), fils d'Arthur III et demi-frère de Jean III, et – Charles de Blois (1319-1364), mari de Jeanne de Penthièvre, petite-fille d'Arthur III par son père Guy de Penthièvre, frère de Jean III.
- En 1343 : Jean de Montfort, qui s'empare d'Auray (en juin 1341) et de Nantes (en juillet 1341), est fait prisonnier par Philippe VI, puis est libéré en 1343. Le 7 septembre 1341, la cour du roi de France réunie à Conflans désigne officiellement Charles de Blois, comme le duc de Bretagne. Durant la détention de Jean de Montfort, sa femme, Jeanne la Flamme, défend victorieusement Hennebont contre Charles de Blois. Une armée anglaise vient au secours de Montfort en juin 1342. Toutefois, ce succès n'empêche pas l'armée de Charles de Blois de s'emparer d'Auray (en mai 1342), de Vannes, de Guérande et du Croisic. Une trêve franco-anglaise signée à Malestroit le 19 janvier 1343 pour trois ans est rompue.
- En 1344 : Charles de Blois, à la tête d'une armée franco-bretonne, prend la ville de Quimper.
- En 1345 : Jean de Montfort débarque avec une armée anglaise. Il obtient en effet d'Edouard III une armée commandée par Dagworth. Débarquée en Bretagne, cette armée rencontre celle des Blaisiens sur les landes de Cadoret, près de Josselin, et la met en pleine déroute. Jean de Montfort meurt peu après à Hennebont, le 23 septembre 1345. Edouard III devient alors le tuteur du fils de Jean de Montfort, âgé de six ans, et poursuit la guerre en Bretagne.
- En 1346 : Défaite de la France à Crécy. Charles de Blois est battu et fait prisonnier par Dagworth à La Roche-Derrien, le 20 juin 1347, après avoir reçu dix-sept blessures. Pillage de la Bretagne par les Anglais de 1347 à 1352.
- En 1351 (26 mars) : Combat des Trente. Le combat a lieu sur la lande de Mi-Voie (entre Josselin et Ploërmel). Il oppose Jean IV de Beaumanoir et sa troupe à celle de Bembro, capitaine anglais. Jean IV de Beaumanoir sort vainqueur de cet affrontement.
- En 1352 : Victoire des Anglais (Edouard III) à Mauron. Du Guesclin est au service de Charles de Blois et délivre Rennes le 5 juillet 1357.
- En 1362 : Jean de Montfort (1339-1399), deuxième du nom, débarque en Bretagne avec une armée.
- En 1364 (29 septembre) : Jean de Montfort est déclaré vainqueur à Auray et Charles de Blois y trouve la mort (Du Guesclin y est fait prisonnier).
- En 1365 (12 avril) : Jean de Montfort est reconnu duc de Bretagne (sous le nom de Jean IV) par la paix et le traité de Guérande, signé en l'église Saint-Aubin, entre Charles V (roi de France) et Jean de Montfort.
Maison de Montfort :
- De 1365 à 1399 : Règne de Jean IV le Conquérant (ou le Vaillant), duc de Bretagne. Sous la pression française, le duc doit s'exiler de 1373 à 1379. Bertrand Du Guesclin est fait connétable de France, le 2 février 1370. Jean IV rentre triomphalement en Bretagne le 3 août 1379 (il débarque à Dinard). Conquête par Du Guesclin de presque toute la Bretagne, en mars-juin 1373. Bertrand Du Guesclin décède le 13 juillet 1380. Le 4 avril 1381, second traité de Guérande, qui confirme Jean IV comme duc de Bretagne et met fin à la guerre de succession de Bretagne. Le 27 septembre 1381, Jean IV rend hommage pour la Bretagne au roi de France, Charles VI. Mariage entre Jean IV et Jeanne de Navarre, le 11 septembre 1386. En 1386 et 1387, Jean IV tente en vain de déloger les Anglais à Brest. Décès de Jean IV, à Nantes, le 1er novembre 1399.
Sujet: Chronologie : 3ème partie, du IXème siècle au XIème siècle
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 315

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Chronologie : 3ème partie, du IXème siècle au XIème siècle    Dim 24 Mai - 17:06
au IXème siècle

L'unité de la Bretagne.

- En 818 : Morvan Lez Breiz tient tête à Louis le Débonnaire dit le Pieux, mais décède à Merlevenez en 818. Louis le Pieux convoque à Priziac l'abbé de Landévennec, Matmonoc, et impose la règle de saint Benoît à l'Eglise bretonne.
- En 822-825 : Gwiomarc'h ou Wihomarch ou Wiomarc'h poursuit l'œuvre de Morvan. En 822, Wiomarc'h dirige une première tentative pour affranchir la Bretagne. Il proclame l'indépendance de la Bretagne, mais est vaincu par Louis le Pieux vers 824. Il est tué par Lambert, comte de Nantes.
- En 825-841 : Nominoë, comte de Vannes, gouverne la Bretagne au nom de l'Empereur. Il est en effet nommé roi et duc de Bretagne en 826 par le fils de Charlemagne, Louis le Pieux. Il se propose de réunir dans sa main toute les forces de la Bretagne pour les jeter au moment propice dans la lutte contre les Francs, et aussi, de protéger la Bretagne, épuisée par dix ans de luttes.
- En 841 : Révolte de Nominoë, après l'expédition en 837 de Louis le Pieux en Bretagne. Après le décès de Louis le Pieux en 840, Nominoë entre ouvertement en lutte contre les Francs. Dès 841, pendant que les Francs se battent à Fontanet, Nominoë envahit la marche franco-bretonne puis s'allie au comte Lambert, maître de Nantes.
- En 843 (24 juin) : Massacre et pillage de Nantes par les Vikings. Mort de l'évêque Gunhard.
- En 844 : Pillage et incendie de Clisson par les Normands.
- En 845 (27 novembre) : En 845, Charles le Chauve, à qui le traité de Verdun (843) avait reconnu la possession de la Gaule, veut en finir avec Nominoë et s'avance jusqu'au delà de la Vilaine avec une forte armée. La rencontre a lieu à Ballon, près de Bains-sur-Oust. Charles le Chauve (823-877) est battu par Nominoë.
- En 846 : Charles le Chauve désire prendre sa revanche. Nouvelle victoire de Nominoë. Charles le Chauve reconnaît alors l'indépendance de la Bretagne. Nominoë est couronné roi de Bretagne à Dol, en 848.
- En 851 (le 7 mars) : Nominoë meurt à Vendôme, alors qu'ayant conquis le Maine et l'Anjou, il marchait en direction de la Seine.
- En 851-857 : Règne d'Erispoë (820-857), fils de Nominoë. Ce dernier est reconnu roi souverain des Bretons par Charles le Chauve, en septembre 851, suite à la défaite de Charles-le-Chauve aux environs du Grand-Fougeray, le 22 août 851.
- En 857 (en novembre) : Assassinat d'Erispoë par son cousin Salomon ou Salaün, à Redon. Salaün (Salomon), roi de Bretagne, règne de 857 à 874.
- En 863 : Traité d'Entrammes. Charles le Chauve reconnaît à la Bretagne une partie de l'Anjou.
- En 867-868 : Traité de Compiègne. Charles le Chauve abandonne à la Bretagne (Salaün) le pays d'Avranche et le Contentin.
- En 868-888 : A partir de 868, Salomon, inquiet des invasions normandes qui se multipliaient, reste fidèle à Charles le Chauve. Aussi, voit-on, en 874, les Bretons prêter main-forte aux Francs pendant le siège d'Angers, occupés par les pirates scandinaves. Début des querelles dynastiques entre les maisons de Nantes et de Rennes.
- En 874 (28 juin) : Assassinat de Salaün par Pascweten ou Pascwiten (gendre de Salomon) et Gurwant ou Gurwand ou Gurvand (gendre d'Erispoë), qui s'affrontent par la suite. En fait, Salomon est livré aux Francs qui le tuent après lui avoir crevé les yeux. A noter que Pascweten avait reçu le gouvernement des comtés de Nantes, de Vannes et de la Cornouaille, et Gurvand se trouvait à la tête du comté de Rennes et de l'ancienne Domnonée.
- En 875 : Les Normands envahissent la Bretagne. Gurvand repousse les Normands aux portes de Rennes, près de l'abbaye Saint-Melaine.
- En 876 : Pascweten, allié aux Normands, marche sur Rennes. Il est repoussé par Gurvand qui décède en 876.
- En 887 : Alain le Grand (frère de Pascweten et comte de Vannes) et Judicaël (fils de Gurvand et comte de Rennes) sont victorieux à Trans.
- En 888 : Défaite des Normands à Questembert (les Normands sont défaits par Alain le Grand). Judicaël décède. Alain le Grand est alors reconnu comme chef par tous les Bretons. Les Normands sont de nouveau battus par le fils de Judicaël, Béranger, comte de Rennes, près de Couesnon.
- En 888-907 : Règne du roi de Bretagne Alain Ier le Grand. Décès à Rieux d'Alain le Grand, en 907.

au Xème siècle :

- Après 907 : Mettant à profit les rivalités entre les principautés bretonnes, les Normands vont ravager la Bretagne. Saccage de l'abbaye de Landévennec en 907. Destruction de la ville de Nantes en 919. Les comtes et machtierns se réfugient alors en Bourgogne, en Berry, en Poitou et en Aquitaine. Exode des moines emportant les reliques de leurs saints. Les Normands arrivent nombreux sous la conduite de Raghenold vers 919.
- En 921 : Le roi de France Robert Ier (865-923) est tenu en échec par les Normands devant Nantes. Les hostilités sont interrompus par un traité dans lequel les Francs sacrifient la Bretagne aux Normands à la condition qu'ils n'attaquent pas le reste de la France.
- Vers 931 : Jean, abbé de Landévennec, revient de Montreuil-sur-Mer en Bretagne. Il est suivi par Alain Barbe-Torte, fils du comte de Poher, Matuédoi, et petit-fils d'Alain le Grand, qui reprend Nantes. Alain Barbe-Torte (ou Barbetorte) était réfugié à la cour du roi d'Angleterre Athelstan. Débarqué en Bretagne, Alain Barbe-Torte livre des combats successifs heureux à Dol et à Saint-Brieuc (en 936).
- En 937 : Alain II Barbe-Torte est reconnu duc de Bretagne de 937 à 952. Il s'empare de Nantes et du pays de Retz en 937. Victoire de Kerlouan sur les Normands. La libération entreprise par Alain Barbe Torte est complétée par le comte Even, qui débarrasse le Léon des pirates et deux années plus tard par le comte de Rennes, Béranger.
- En 939 (1er août) : Victoire de Trans sur les Normands. Les derniers Vikings sont chassés par le duc Alain II Barbetorte, aidé de Juhel Béranger (comte de Rennes) et Herbert (comte du Mans).
- En 944 : Conflit entre Juhel Béranger et Alain II Barbetorte. Les Normands en profitent pour envahir à nouveau la Bretagne et infligent aux bretons une sanglante défaite à Dol.
- En 946 : Naissance à Rennes de Conan le Tort (946-992), futur comte de Rennes et duc de Bretagne.
- En 952 : Mort du duc Alain II Barbe-Torte (ou Barbetorte) qui est inhumé dans la collégiale Notre-Dame à Nantes. Il laisse le duché au jeune héritier, Drogon, qu'il avait confié à la garde de son beau-frère Thibault le Tricheur, comte de Chartres. La veuve d'Alain II Barbe-Torte se remarie à Foulques le Bon, comte d'Anjou.
- En 952-958 : Règne du duc Drogon. Décès de Drogon en 958. Foulques le Bon décède en 960. Hoël, bâtard d'Alain Barbetorte, se fait reconnaître comte par les Nantais.
- En 958-992 : Rivalité entre les maisons de Nantes et de Rennes (affrontement sur les landes de Coquereuil, en 981). Conan Ier le Tort (fils de Béranger), qui est comte de Rennes, décède à Coquereuil, lors d'un deuxième affrontement, le 27 juin 992. Hoël (bâtard d'Alain II Barbe-Torte), puis Judicaël sont comtes de Nantes.
Sujet: Chronologie : 2ème Partie, de l'an 1 au IXème Siècle
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 268

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Chronologie : 2ème Partie, de l''an 1 au IXème Siècle    Dim 24 Mai - 16:57
1er siècle après Jésus-Christ

- En 46-45 : Construction de la voie romaine Carhaix - Aber Wrac'h.
- En 61 : Révolte des bretons de l'île de Bretagne, sous la conduite de leur reine Boudicca.
- En 84 : Expédition d'Agricola qui dirigea une expédition jusqu'en Ecosse.
- En 96 (10 octobre) : Saint Clair, premier évêque de Nantes, décède à Réguiny.

aux II-III-IVème siècles

Dégagés de la tutelle des Romains, les Bretons sont la proie des Pictes, des Saxons, des Jutes et des Angles. Premières traces certaines du christianisme en Grande-Bretagne au IIIème siècle. L'origine du Christianisme en Armorique reste très obscure. Certains historiens font remonter le martyre de saint Donatien, et de saint Rogatien à la persécution de Dèce (249-251).
- En 257-273 : L'Armorique adhère à l'Empire gaulois de Tétricus (ou Treticus). Cet Empire ne dure que seize ans. Son empereur Treticus abdique en 273 face aux Romains, et l'unité de l'Empire romain est rétablie pour un temps..
- En 283-311 : Révolte des Bagaudes (soulèvement des paysans contre les Romains).
- En 314 : Trois évêques bretons assistent au Concile d'Arles en 314, et un plus grand nombre au Concile hérétique de Rimini, en 359. En 363, saint Athanase range la Bretagne parmi les nations demeurées fidèles à la doctrine catholique.
- En 380 : Conan Meriadec'h (ancien gouverneur romain) monte sur le trône de Bretagne.
aux Vème et VIème siècles

Emigration bretonne en Armorique. Dès le début du christianisme, l'intégrité de la foi est mise en péril par l'hérésie du moine irlandais Pélage, venu à Rome vers la fin du IVème siècle (384-401). L'Armorique résiste pendant près de vingt ans devant la poussée grandissantes des Barbares (les Alains puis les Saxons).
- En 410 : Soulèvement de l'Armorique. Les Romains quittent l'Armorique.
- Vers 421 : Salomon devient roi de Bretagne.
- En 429 et 447 : Voyage de saint Germain, évêque d'Auxerre, et de saint Loup en Grande-Bretagne. Ces deux apôtres ramènent un grand nombre de pélagiens à la vraie foi (en 429). Début de l'invasion de l'île de Grande-Bretagne par les Saxons et les Pictes, avant la Pâque de l'an 430. Cette invasion se poursuit jusqu'à la fin du VIème siècle. Saint Germain revient en Bretagne vers 447. A noter que les plus anciens et les plus célèbres monastères de la Cambrie : Saint-Iltud, Lancarvan dans le Glamorgan, Ty Guen à Kaer-Martin, Bangor doivent leur origine, sinon à saint Germain, au moins à ses disciples immédiats.
- En 445 : Audren monte sur le trône de Bretagne.
- Vers 450 : Premières traces certaines de christianisme en Armorique.
- En 461 : Un évêque des bretons d'Armorique, Mansuetus, assiste au concile de Tours, le 16 novembre 461. Quelques années plus tard, un chef breton Riothime, à la tête de Bretons armoricains, répond à l'appel de l'empereur Antheonius, qui lui demande de défendre Bourges contre les Wisigoths, mais il est battu à Déols. Fuyant devant les Saxons, l'émigration des Bretons des îles britanniques (par tribus ou fractions de tribus) se continue tout au long du Vème et du VIème siècles. Athénius est nommé évêque de Rennes vers 461. Desiderius est nommé évêque de Nantes au milieu du Vème siècle.
- En 465 : Concile de Vannes. Saint-Patern est nommé évêque de Vannes.
- En 490 : Budic succède à Audren, son père. Clovis (466-511) s'empare de Nantes. Sidoine Apollinaire, évêque de Laon (vers 488), signale que les Bretons sont établis sur la Loire.
- En 511 : Concile d'Orléans en présence des évêques de Rennes, Vannes et Nantes.
- En 515 : Naissance de Saint-Hervé (515-568). Il décède le 17 juin 568 après avoir fondé le monastère de Lanhouarneau.
- En 532 : Saint Tugdual est évêque de Tréguier. Il décède le 30 novembre 553.
- En 548 : Débarquement de saint Samson (480-565). Ce dernier décède à Dol le 28 juillet 565.
- En 549 : Saint Félix devient évêque de Nantes. Il décède à Nantes en 582.
- En 587-590 : Warok (ou Waroc) II, comte de Vannes, envahit le pays nantais, en 587. Waroc II, aidé par la reine Frédégonde, se bat contre les Francs en 590. A noter qu'au début du VIème siècle, le Vannetais a à sa tête le comte Waroc Ier, père de sainte Triphine. Waroc décède vers 550. Sous le règne du fils à Waroc, Conoo, Chramme poursuivi par son père, le roi Clothaire Ier, trouve refuge auprès de Conoo. A Conoo, succède son frère Macliau, puis le fils de Macliau, Waroc II (577-594).

du VIème au IXème siècle :

Naissance de plusieurs cités armoricaines indépendantes : - en Cornouaille règnent Gradlon, Iaun Reith, Méliaud, Rivoad, Budic; - en Domnonée règnent : Riwal, Deroch, Iona, Conomor, Judual, Judicaël ; - en Bro-Werek règnent Waroc I, Conoo (fils de Waroc I), Macliau (frère de Conoo), Waroc II (577-594, fils de Macliau). A noter que jusqu'au milieu du VIIIème siècle, la Bretagne reste divisée en trois grande principautés (Cornouaille, Domnonée, Bro-Werec).
- En 617 (21 juin) : Décès de saint Méen. A noter que la pénétration du christianisme à l'intérieur de l'Armorique est l'oeuvre de saint Méen, disciple de saint Samson, qui établit un monastère à Gaël, sur les bords du Meu.
- En 649 (16 novembre) : Décès de saint Malo, dont le monastère principal, situé à Aleth, a été l'origine d'un nouvel évêché.
- En 653 : Décès de Judicaël, roi breton de la Domnonée, depuis 613. A noter qu'à la fin de sa vie, Judicaël se retire au monastère de saint Méen.
- En 658 : Concile de Nantes. Les superstitions gauloises sont condamnées par les évêques.
- En 753 : Dès le début de son règne, Pépin-le-Bref (715-768) dirige une expédition en Bretagne et reprend Vannes occupée par les Bretons.
- En 786-811 : Charlemagne soumet la Bretagne. Il est obligé d'envoyer des armées vers la péninsule (786-799-811) pour mettre les Bretons à la raison. L'expédition de 811 n'épargne pas même les Eglises et les monastères de Saint-Malo.
Sujet: Chronologie : 1ère partie, Avant l'An 1
Cendrielle

Réponses: 0
Vues: 166

Rechercher dans: Histoire   Sujet: Chronologie : 1ère partie, Avant l''An 1    Dim 24 Mai - 16:53
ère paléolithique (jusqu'en 5000 avant Jésus-Christ)

- Vers 5500 : Construction du tumulus de Dissignac.

âge mésolithique (5000-3000 avant Jésus-Christ)

La race dite de "Téviec" habite la côte sud.

- Vers 4000 : Construction du tumulus de Poulguen, en Penmarc'h.

âge néolithique (4500-1500 avant Jésus-Christ)

- Vers 4500 : un peuple nouveau apparaît en Armorique (civilisation des mégalithes).
- Vers 3000 : construction du tumulus de Saint-Michel à Carnac. Les alignements de Carnac datent de cette époque.
- Vers 2000 : construction du tumulus de Kerméné en Guidel. Construction de la sépulture collective de Crec'h-Quillé.

âge du bronze (1500 - 625 avant Jésus-Christ)

Epoque minière avec l'étain qui abonde en Armorique et en Grande-Bretagne.

- Vers 850 : Les Celtes commencent à s'établir en Armorique.
âge du Fer (625-56 avant Jésus-Christ)

Les Celtes occupent l'Armorique.

- Vers 70 : Les Namnètes occupent la région de Nantes.

1er siècle avant Jésus-Christ

Cinq peuples ou nations se partagent le territoire de Bretagne : les Redones (avec comme capital Condate, aujourd'hui Rennes), les Namnètes (avec comme capital Condevincum, aujourd'hui Nantes), les Vénètes (avec comme capital Darioritum, situé sans doute sur l'emplacement actuel de Locmariaquer), les Ossismes (avec comme capital Vorganium, aujourd'hui Carhaix) et les Curiosolites (avec comme capital Corseul). A noter que l'existence de l'Armorique est signalée une première fois par le célèbre navigateur Pythéas qui fit un voyage sur les côtes occidentales de l'Europe en 320 avant Jésus-Christ. Conquête romaine en Armorique :

- En 57 : Viridorix se bat contre les légions romaines. Défaite navale des Vénètes face à Crassus (115-53), lieutenant de César. Les armoricains se soumettent à Rome et reconnaissent l'autorité romaine.
- En 56 : Révolte et défaite navale des Vénètes face à Brutus (85-42), en présence de César (101-44).
- En 55 : Première expédition de César dans l'île de Bretagne pour la soumettre à l'Empire romain.
- En 52 : Les Armoricains répondent à l'appel de Vercingétorix (fils de Celtil) en envoyant un fort contingent de guerriers pour dégager Alésia. Mais Vercingétorix est obligé de se livrer à César (en 52 avant Jésus-Christ). Début de l'Armorique gallo-romaine.
- En 50 : Les Namnètes se soumettent à César. C'est à Auguste qu'incombe le soin d'organiser la conquête de César : il divise la Gaule en trois provinces : la Belgique, la Gaule lyonnaise et l'Aquitaine. L'Armorique est rattachée à la Gaule lyonnaise.
- En 43 : Conquête du sud-est de l'île de Bretagne par César.
Sujet: L'inspiration est le seul guide de votre plume
Cendrielle

Réponses: 1
Vues: 443

Rechercher dans: Poésie   Sujet: L''inspiration est le seul guide de votre plume    Dim 24 Mai - 15:08
Cendrielle avait entendu parler des techniques d'écriture de poésie. Elle avoua ne pas comprendre grand chose aux styles et autres termes usités dans cette salle.
Elle n'avait jamais suivi que son inspiration et ses sentiments lors de ses écrits et pourtant beaucoup trouvaient ses poèmes intéressants...

Je ne sais ce qu'est un Lai,
S'il faut du style, des vers ou des rimes,
Mais en tout cas, ce que je sais,
C'est que les sentiments nous miment,

Les plus beaux textes de coeur,
Qui touchent et unissent,
Sans utiliser, ni placer aucun leure.
Au sein même de ce qui subsiste,

En nos âmes, plaçons l'encrier,
Pour glisser cette plume d'acier,
Sur l'or formé par nos mots,
Afin de partager ce qui fut beau.

Je ne cherche aucunement,
A remplacer ce cours, ces fondements,
Juste pour vous dire simplement,
Que la plus belle poésie vient des émotions, au firmament ...


Elle resta là, ayant laissé venir les vers sans réfléchir à ceux ci, gênée d'avoir pris la parole...
Sujet: Petite visite
Cendrielle

Réponses: 3
Vues: 467

Rechercher dans: Armée   Sujet: Petite visite    Dim 24 Mai - 14:55
Cendrielle se retourna, surprise. Décidément Crom apparaissait toujours là où on ne l'attendait pas ! Elle lui sourit, s'inclina légèrement avec tout le respect qu'elle devait à un grand maître.

Demat Crom !
Faire un interim ? Ma foi, pourquoi pas. J'ai appris le tir à l'arc et le combat à mains nues avec ma mère. Je me débrouille aussi à l'épée et l'art du bâton. Je peux toujours tenter ... Mais il n'y a pas beaucoup de participants on dirait ...

Enfin, je vais chercher une cible pour le tir à l'arc, on verra si ça attire du monde.

Elle fit un grand sourire à Crom.
Sujet: Petite visite
Cendrielle

Réponses: 3
Vues: 467

Rechercher dans: Armée   Sujet: Petite visite    Dim 24 Mai - 0:20
Cendrielle arriva dans la salle d'armes. Elle chercha un professeur des yeux, espérant tomber sur quelqu'un.

Il y a quelqu'un ?
Sujet: le retour
Cendrielle

Réponses: 164
Vues: 3860

Rechercher dans: Philosophie et vie   Sujet: le retour    Dim 24 Mai - 0:10
Après l'insistance de Crom et la curiosité qui l'envahissait, Cendrielle se dirigea un soir vers l'école. Ses pas raisonnèrent dans les couloirs. Crom lui avait parlé du cours de philo. Intéressant ? Peut-être. A vrai dire, elle voulait voir à quoi cela ressemblait. Elle poussa la porte de la salle où était inscrit "philosophie et vie". Discrètement, autant que faire se peut, elle pénétra dans la salle et s'assit au fond pour ne pas déranger. Elle commença à écouter.

Elle se doutait déjà que Crom la prendrait à partie et ça la fit sourire. Elle vit que Kergeun était en train de répondre et essaya de suivre la conversation...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Sauter vers: